Amiante à Saint-Quentin : les biens d'avant 1997

Grand ensemble des années 1960-1970 à Saint-Quentin

En bref

Les barres et tours montées à Saint-Quentin entre 1955 et 1975, la cité de Neuville, le quartier de l'Europe, le secteur du Vermandois, concentrent l'essentiel du risque amiante de la ville : on les a bâties en pleine période où ce matériau industriel s'invitait dans presque tous les chantiers de logement collectif. La reconstruction Art déco des années 1920, plus ancienne, échappe à ce sujet et relève surtout du plomb.

Pour vendre un appartement de ces ensembles, un repérage amiante avant-vente est attendu, le permis de la résidence étant largement antérieur à juillet 1997. Tant qu'aucun matériau amianté n'est relevé, le constat ne se périme pas et sert aux reventes suivantes.

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Neuville, Europe, Vermandois : le grand collectif des Trente Glorieuses

Pour loger une population qui grimpe après-guerre, Saint-Quentin sort de terre ses grands ensembles entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970. Neuville déploie ses barres au nord-est, le quartier de l'Europe et le secteur du Vermandois alignent tours et immeubles linéaires selon les principes de l'urbanisme de dalle. Préfabrication, panneaux porteurs et cadences de chantier rapides définissent ces opérations, autant de procédés qui font de cette génération de bâti la principale cible du repérage amiante, bien après le bâti d'entre-deux-guerres.

Les matériaux typiques de ces résidences

Dans un appartement de barre ou de tour de cette époque, le matériau a pu se glisser un peu partout sans être visible : sols souples et leur colle de pose, ragréages sous carrelage, gaines et conduits de chauffage collectif calorifugés, joints et mastics, plaques ondulées en couverture d'annexes ou de garages. Le diagnostiqueur inspecte ces points d'usage, note l'état des éléments accessibles et prélève pour analyse lorsqu'un doute persiste, sans rien dégrader inutilement.

Le DTA du syndic et le désamiantage avant rénovation

Pour ces parties communes d'avant 1997, la copropriété tient en principe un dossier technique amiante (DTA) que le syndic peut transmettre : il recense ce qui est connu sur l'immeuble et complète utilement le constat propre au lot vendu. Quand une réhabilitation énergétique est lancée, ravalement, isolation, remplacement de chauffage, un repérage avant travaux conditionne le retrait encadré des matériaux concernés. Le constat de vente s'ajoute aux diagnostics de vente ; voir aussi les prix.

Questions fréquentes

Comment savoir si mon appartement de Neuville ou du Vermandois contient de l'amiante ?

Seul le repérage le confirme, car le matériau est souvent invisible derrière un sol ou une gaine. Le DTA des parties communes, demandé au syndic, donne déjà des indices à l'échelle de la résidence.

Le diagnostic de mon lot suffit-il, ou faut-il celui de la copropriété ?

Le constat vendeur porte sur votre logement et ses annexes privatives. Pour les parties communes (cages, conduits collectifs, toitures), c'est le dossier technique amiante de la copropriété qui fait foi.

Faut-il un nouveau repérage avant des travaux de rénovation dans ces ensembles ?

Oui : le constat de vente ne remplace pas le repérage avant travaux. Une réhabilitation qui touche sols, gaines ou façades impose son propre repérage et, le cas échéant, un retrait encadré.

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